Myriam Bagieu : la passion des fleurs

07 octobre, 2020



Myriam Bagieu, la passion des fleurs


 
« Chaque variété de fleurs à sa signification » explique Myriam Bagieu, gérante de sa boutique Floralies située en face de la Mairie de Lormont. Amoureuse de son métier, Myriam aime transmettre son engouement pour les fleurs grâce à la créativité de ses bouquets.


C.E.C : Comment est née la passion pour les fleurs ?

Myriam Bagieu : Plus jeune, je me destinais à un métier dans la vente car le contact avec les clients me plaisait. En cherchant un apprentissage, je me suis présentée chez une fleuriste avec qui un lien s’est créé. Pendant un mois, j’ai découvert le métier en même temps que la vente. L’amour pour les fleurs est né, c’est ainsi que je me suis finalement dirigée vers un CAP Fleuriste.


C.E.C : Qu’est-ce qui vous a poussée à devenir entrepreneure ?


M.B 
: Fleuriste depuis plus de 20 ans, je suis arrivée en région bordelaise en mai 2000 dans la boutique Floralies. Après 8 ans de salariat, j’ai racheté le magasin à mon ancien patron. Auparavant, il y avait trois autres fleuristes à Lormont mais tous ont fermé les uns après les autres. Aujourd’hui, Floralies existe depuis plus de 40 ans. Cela fait 3 ans que Corinne m’accompagne à mi-temps pour répondre aux besoins de nos clients et pour innover dans la composition des bouquets. Je suis également en partenariat avec Interflora pour préparer des commandes et les envoyer dans le monde entier.



C.E.C : Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce métier ?

M.B 
: La passion de ce métier m’a été transmise lors de mon apprentissage. J’aime les fleurs que l’on peut travailler. C’est un métier où l’on développe sa créativité. Chaque bouquet est différent de par sa composition, la disposition des fleurs, les accessoires utilisés. Il répond à la commande d’un client (anniversaires, mariages, enterrements…). Chez Floralies, je reçois les fleurs de mes fournisseurs et je laisse libre court à mon imagination pour créer des bouquets. Tout est fait main, nous sommes des artisans.



C.E.C : Quels sont les astuces pour garder un bouquet le plus longtemps possible ?

M.B : 
La qualité des fleurs influe sur la durée de vie du bouquet. L’astuce est de changer l’eau tous les jours et de retailler les tiges régulièrement. Si vous appliquez bien ces conseils, le bouquet tiendra environ 8 jours.



C.E.C : Nous traversons une crise sanitaire et sociale inédite, parlez-nous de son impact sur votre entreprise…

M.B :
Le magasin a dû fermer pendant le confinement. Tout en gardant mes enfants, j’ai réalisé quelques commandes depuis chez moi. Heureusement que j’avais de la trésorerie pour pallier cette crise. Il n’aurait pas fallu que cela dure plus longtemps ou qu’il y ait un deuxième confinement. J’ai également eu accès à des aides mises en place par l’Etat.

Les fournisseurs ont été les plus touchés par la crise car ils ont dû jeter une partie de leurs marchandises. Les fleurs commandées sont de saison et produites en France.
A la réouverture, nos clients fidèles et de nouveaux clients sont venus nous soutenir en offrant des bouquets de fleurs à leurs proches malgré un budget moins conséquent. Je me rappelle que lorsque j’ai commencé mon apprentissage, l’achat de bouquet était plus important et le prix des fleurs étaient plus bas.


C.E.C : Et demain ? Quels seraient vos attentes auprès de votre Club?

M.B : J’aime être adhérente auprès du Club. Seulement, entre la boutique et ma famille, le temps me manque pour participer aux différentes manifestations. J’ai pensé à développer des ateliers de 5 personnes pour créer des bouquets de fleurs mais les contraintes du temps, du prix et de la transmission des savoirs faire me bloquent. Avec l’aide du Club, il serait intéressant de le faire avec les adhérents. Mais je laisserai Corinne s’en charger…


Reportage : Maélys LABEUR

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